Devenir écrivain !
Écrire, vraiment
À propos d’inspiration, de confiance… et du reste
Écrire.
Beaucoup y pensent un jour. Écrire quelque chose. N’importe quoi. Pour ne pas étouffer. Pourcomprendre. Pour déposer une colère, une tristesse, un désir. Parfois pour laisser une trace. Parfois juste pour tenir debout.
L’écriture ne naît pas d’un projet bien ficelé. Elle naît d’une nécessité. Et cette nécessité ne se justifie pas.
On doute souvent de sa légitimité à écrire. De son niveau, de son style, de sa place. Bonne nouvelle, et mauvaise à la fois : tout le monde peut écrire.
La vraie question n’est pas « est-ce que j’en suis capable ? » mais « qu’est-ce que je fais de ce qui insiste en moi ? »
L’inspiration n’est pas un miracle
Elle n’arrive pas en fanfare. Cette capricieuse ne descend pas du ciel avec une auréole et une plume blanche.
Elle se cache dans le quotidien.
Dans une phrase entendue trop vite.
Dans un paysage qui persiste à nous coller à la rétine.
Dans une émotion mal rangée dans nos tiroirs personnels
Écrire, ce n’est pas attendre d’être inspiré·e. C’est être disponible.
La confiance vient après
Tu aimerais croire que la confiance précède l’écriture. En réalité, c’est l’inverse. On écrit malgré le doute. Il faut avancer avec des phrases bancales et accepter de ne pas savoir où l’on va.
La confiance n’est pas un prérequis. C’est un effet secondaire.
Lire, oui, mais surtout regarder
Lire nourrit. Évidemment. Mais regarder le monde nourrit tout autant.
Observer. Écouter. Ressentir. Faire attention à ce qui nous touche, nous irrite, nous met en mouvement.
L’écriture ne se forme pas seulement dans les livres. Elle se forme dans la manière d’être au monde.
Écrire, c’est accepter l’imperfection
Les premiers jets peuvent-être maladroits. Les textes ratés font aussi partie du chemin. Le perfectionnisme, lui, est un excellent moyen de ne rien écrire ! Lâche-toi donc !
Écrire, c’est accepter de traverser l’inconfort. De laisser passer du temps puis d’y revenir. De tailler, couper, reprendre. Pas pour être parfait·e. Pour être juste comme toi tu veux être.
Écrire n’est pas une performance
Il n’y a rien à prouver. Ni prix à gagner (ou si tu veux faire « ça pour ça » alors nous ne sommes pas de la même planète). Ni norme à atteindre, à part maîtriser correctement la langue dans laquelle tu écris !
Un texte existe dès lors qu’il a été écrit. Le reste – publication, reconnaissance, lectorat – vient après. Ou pas.
Et ce n’est pas grave !
Ce qui compte, au fond
Ce qui compte, ce n’est pas d’écrire bien. C’est d’écrire vrai. D’oser poser des mots là où ça tremble. D’accepter que l’écriture soit un chemin, pas une vitrine.
Si tu écris, peu importe quoi, alors tu es déjà en train d’écrire !
Le reste s’apprend, se travaille, se traverse. Qui sait où ça te mènera.
Il n’y a plus qu’à…


