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BILLETS

ÉCRIRE DEPUIS LES MARGES

Pourquoi ce choix et ce que mes histoires te racontent

D’abord, pour que ça soit bien clair, voyons ce que le Larousse nous dit à propos des marges :

Littéral : bordure autour d’un texte.
Figuré : position en dehors du centre, sur les côtés, à l’écart des normes.

Tout cela est très clair, il n’y a pas à s’étendre là-dessus. Ce n’est même pas à discuter.

Pourquoi est-ce que j’écris « à l’écart des normes », hors du « centre » et que je m’intéresse « aux abords », à ce qui s’écrit « en bordure » plutôt qu’au milieu ? Tu sais, ces informations précieuses que l’on trouve parfois annotées dans les marges parfois ?

Tout simplement parce que c’est là, souvent, que se trouve la profondeur des vraies réflexions. Pas celles de la vie « instagramée », pas la « botoxée », par la sucrée à la guimauve, pas celle qui ne fait plus réagir personne.

Assumer mon propre style

« Mais n’avez-vous pas peur qu’être catalogué.e ? »
Non, car je ne rentre justement plus dans le catalogue commun. 

J’ai essayé, car c’est souvent ainsi que l’on entre dans la vie : en suivant l’exemple du plus grand nombre, du pré-défini, du normalisé surtout…

Les ronds vont avec les ronds, les carrés vont avec les carrés et les brebis sont bien gardées… C’est plus commode : quantifiable, identifiable, plus ou moins aseptisé, compréhensible par le plus grand nombre en tout cas.

C’est confortable. D’accord…

Mais ces index sociétaux, ont des marges. Et il peut arriver qu’on y soit éjecté, ou qu’on les choisisse sciemment. J’ai choisi.

Les marges reculent encore

C’est fou comme ces marges grandissent décennies après décennies, quelles que soient les époques, tu ne trouves pas ? Elles sont fluctuantes mais perdurent.

Et tu sais quoi ? Même les marges finissent par être « cataloguées » en fin de compte. Mais quelle histoire tout ça ! 

Alors, « écrire depuis les marges pour qu’elles finissent par ne plus en être » est un vieux rêve pour l’écrivain que je suis. 

Et si on donnait de l’air, si on arrêtait de tracer des lignes rouges, de corriger à tout prix, et qu’on permettait à chacun.e de vivre et de s’exprimer tel.le qu’il ou elle est, avec ses différences et ses nuances ?

De quoi témoignent mes personnages

Voilà ce dont témoignent mes personnages au milieu de leurs histoires :

«Je veux vivre tel.le que je suis !
J’existe, que cela plaise ou non !
Je t’Aime, entends moi !
Je suis né.e ainsi, Père, Mère, je suis vivant.e…
Ça fait mal, mais je m’en sortirai avec ou sans Toi…
Je fais mes choix en conscience et pas parce que c’est un consensus !
J’irai jusqu’au bout, même si c’est pour rentrer dans un mur, au moins, ça sera MON mur ! Je ne suis pas toxique je suis humain ! … »

J’aime les nuances de gris… parce que c’est là que tout se joue. Tu me suis ?

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